Pensée du soir

juin 19, 2017

Les sanctions européennes font du mal en Syrie

Classé dans : Uncategorized — penseedusoir @ 5:04

En raison des sanctions que l’Union européenne inflige à la Syrie, les hôpitaux du pays manquent cruellement de médicaments et en particulier pour les enfants atteints de cancer, a indiqué à Sputnik Mazen al Haddad, médecin principal de l’hôpital pédiatrique universitaire. Trente médicaments nécessaires pour soigner les enfants atteints de cancer sont en rupture de stocks en Syrie du fait des sanctions imposées par l’Union européenne, et il n’est plus possible de réaliser certaines interventions chirurgicales, dont les greffes de moelle, a déclaré à Sputnik l’oncologue syrien Mazen al Haddad. « Auparavant, le gouvernement débloquait 20 millions de livres syriennes pour une seule opération, mais à présent on n’en fait plus du tout faute de médicaments requis », a expliqué l’interlocuteur de l’agence. Et d’ajouter que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait envoyé en Syrie des médicaments qui n’avaient toutefois couverts que 1,2 % des besoins du pays. Un autre interlocuteur de Sputnik, Muhammed Ali Zaarur, a raconté que son petit-fils Ahmed, âgé de cinq ans, avait suivi un traitement anticancéreux il y a quatre ans. Sa mère est décédée, et Muhammed amène le petit tous les trois mois à la clinique pour qu’il y passe examen médical et analyses. Il espère la levée la plus rapide possible des sanctions frappant les médicaments pour que les enfants atteints de cancer puissent être soignés et ne succombent pas à la maladie. Rima Salem, directrice exécutive de l’association Basma, qui s’occupe des enfants atteints de cancer et livre l’essentiel des médicaments en Syrie, a déclaré à Sputnik que 80 % des médicaments manquaient dans les hôpitaux oncologiques pédiatriques du pays, contre seulement 10 % au début de la crise. « Chaque mois, l’association livre en Syrie des médicaments pour 25 millions de livres syriennes », a-t-elle dit, rappelant qu’en dix ans, de 2006 à 2016, Basma avait pu aider 5 700 enfants. Selon Mme Salem, les dépenses mensuelles de l’association s’élèvent à 33 millions de livres, dont 70 % sont couverts grâce à des donations.

mai 24, 2017

Catastrophes à venir

Classé dans : Uncategorized — penseedusoir @ 10:43

Mercredi dernier, j’ai participé à un séminaire à Edimbourg dédié à l’épineux et douloureux problème de l’écologie. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que les prévisions en la matière sont tout sauf rassurantes. La pénurie de ressources naturelles ne va en effet qu’accroître tous les problèmes déjà présents en filigrane. A en croire les experts, le système international sera en effet fortement gêné par la multiplication des pressions énergétiques. Ces quinze prochaines années, l’accès à des sources d’énergie propres va ainsi prendre une tournure capitale pour un nombre croissant de pays. Le seul fait qu’il y aura un milliard d’habitants de plus ici bas dans les prochaines années suffira à peser dans la balance, au vu de ressources vitales qui, elles, ne sont pas extensibles. Le problème est d’autant plus préoccupants que sur ce milliard, de nombreux accèderont aux classes moyennes et chercheront à imiter le mode de vie occidental, dont l’empreinte carbone est connue pour être particulièrement lourde. De manière générale, la tension ne fera que s’intensifier en ce qui concerne les matières premières. Elle sera notamment attisée par le changement climatique dont les résultats commenceront à se faire sentir dans de nombreux pays. Et il n’y a en la matière aucune solution idéale : la mise en place de restrictions de consommation d’hydrocarbures sans d’autres offres alternatives contribuerait à freiner le développement économique de nombreux pays, ce qui là aussi, provoquera d’autres crises. Sur le plan du climat, les anomalies qui frappent les précipitations accroîtront la privation d’eau. Mais le plus grand danger risque d’éclore avec la convergence de plusieurs anomalies ou sources de tensions simultanées. Cette convergence tragique provoquerait des catastrophes d’une telle ampleur qu’elle excéderait les capacités d’intervention des décideurs. Je dois dire que ce séminaire à Edimbourg n’était pas particulièrement gai, mais je l’ai tout de même apprécié pour la qualité de ses interventions. Ainsi que pour son organisation, que j’ai trouvé vraiment impressionnante. Je vous mets en lien l’agence qui l’a mis en oeuvre, si vous souhaitez jeter un oeil à ce qu’ils proposent. Retrouvez plus de renseignements sur l’organisateur du séminaire à Edimbourg – suivez le lien.

mai 12, 2017

Les animaux des réseaux sociaux

Classé dans : Uncategorized — penseedusoir @ 4:10

Les réseaux sociaux sont une jungle, habitée par des bestioles superstars dont le nombre d’abonnés par tête poilue dépasse largement celui de votre carnet d’adresses. On connaissait les chats, félins rois du « like », c’est un classique. Les voici poursuivis sur la route de la gloire virtuelle par les… hamsters, une communauté réunie sous le hashtag #hamsterofinstagram. Entrer dans ce royaume de la mignonnerie miniature, c’est plonger dans un trou noir, un passe-temps calibré pour les insomniaques et les procrastinateurs de tout poil. Ici, tout est mini et improbable. Le mobilier est adapté à la taille des habitants, tout comme les garde-robes : chapeaux en crochet en forme de fraise ou poire, bavoir de micro-poupée, déguisement de dinosaure lilliputien tricoté… Le vestiaire des #hamsterofinstagram ferait baver de jalousie les idiotes poupées Barbie. Et puis ces boules de poils ont des vies palpitantes. À l’heure du dîner, on peut les voiraspirer dans leurs joues des spaghettis cuits, engloutir façon aspirateur une ligne de graines de tournesol ou déguster une micro-part de pizza (l’adresse du pizzaiolo est un secret d’initiés). Le #hamsterofinstagram tourne rarement dans une bête roue en plastique, il possède balançoire, toboggan, tapis d’activité et parcours découverte comme on n’en voit même pas dans les crèches de luxe. Pour la sieste, il assure le spectacle « niuniuounion » (une onomatopée courante dans les commentaires pour exprimer son admiration devant la mignonnerie de la chose) : roulé en boule ou sur le dos, les mini-pattes roses agitées par les rêves, ou à plat ventre dans la position de la crêpe ronfleuse. Il va de soi que ces charmantes attractions ont toutes leur wishlist sur Amazon, au cas où on voudrait leur offrir un bonnet en forme de melon. Les #hamsterofinstagram ont la belle vie. On se ferait bien passer pour l’un d’entre eux sur Instagram, histoire de recevoir quelques cadeaux et quelques caresses dans ce monde de bêtes sauvages.

avril 26, 2017

Du vin

Classé dans : Uncategorized — penseedusoir @ 4:58

Je ne m’étais jamais vraiment intéressé aux vins non-européens jusqu’ici, mais je pensais qu’ils étaient peu ou prou proposés comme les vins français. Mais j’avais tort : les règles qui leur sont appliquées sont très différentes. J’ai pu m’en rendre compte samedi dernier, avec un cours d’oenologie à Rouen. L’animateur a mis en avant plusieurs vins non-européens, et s’est attardé sur leur étiquetage très particulier. Nos ancêtres ont mis en place le principe consistant à dénommer chaque vin d’après son lieu d’origine, mais nous n’avons pas pour autant l’exclusivité de cette méthode. Des vins élaborés n’importe où dans le monde prennent, comme chez nous, leur nom en fonction du territoire où ils sont produits. Cet usage d’une appellation d’origine ne signifie pas pour autant qu’elle a la même valeur que par chez nous. Si vous regardez un vin provenant d’Afrique du Sud, il est par exemple inutile d’en vérifier l’origine. Parce qu’en fait, c’est le nom du cépage qui importe. Pourquoi ? Parce que les noms des lieux sont nettement plus rigoureux en Europe que dans les nouvelles régions viticoles, comme l’Afrique ou les Etats-Unis. Si l’étiquette d’un vin américain définit par exemple qu’il est issu de Napa Valley, ce nom aura évidemment du sens pour vous si vous y avez vous-même voyagé. Mais, d’un point de vue pratique, l’indication Napa Valley indique seulement qu’au moins 80 % des raisins sont cultivés dans la contrée viticole de Napa Valley. Cette localisation ne vous enseigne absolument pas le genre de vin qui est cultivé, alors que c’est le cas pour un nom européen. Mais au-delà, le problème vient d’une question d’échelle, en fait. Une appellation d’origine comme Napa Valley ou Oregon ne nous apprend pas grand chose. L’Oregon est en effet un État immense en comparaison d’un domaine, et les raisins peuvent du coup être cultivés dans des provinces où la météo n’a rien à voir tout en restant sous la dénomination Oregon. Il en va de même pour la plupart des vins produits hors d’Europe, en fait, qui décrivent dans la majorité des cas des zones nettement plus vastes que l’Etat français tout entier ! Ce cours d’oenologie à Rouen était vraie une mine d’informations, et je n’ai pas été déçu par l’expérience. Tenez, je vous mets en lien le site par lequel je suis passé, si vous souhaitez rendre votre connaissance oenologique plus internationale.

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avril 7, 2017

Pensée du soir, bonsoir

Classé dans : Uncategorized — penseedusoir @ 4:00

Je ne sais pas pour vous, mais je ne suis pas du matin. Mais alors, pas du tout. Contrairement à ma femme, qui pète le feu dès potron-minet, je me traîne péniblement hors du lit. Mais au soir, c’est le contraire : alors que ma chère et tendre dodeline de la tête, c’est là que je suis le plus éveillé, que je pense le mieux. Et c’est donc très logiquement de ces pensées du soir dont je vais vous faire part ici. Parce que des pensées du matin auraient été quelque peu limitées : “kékecéça ?” “Yapudcafé ?” “Grumpf” “MouéMoué” “Gnn” “Pfff”, et autres joyeusetés onomatopéiques.

Ces pensées du soir porteront, le plus souvent, sur l’actualité. Il faut dire que cette dernière donne matière à réflexion, et a le mérite de laisser rarement indifférent : elle peut agacer, énerver, rendre furieux, mais il est rare que l’on reste sans réagir. Surtout en période d’élection présidentielle ; surtout avec un Fillon qui suit les pas de Trump ; surtout avec le danger que représente le Front National (car oui, le FN est et reste un parti xénophobe : ce n’est pas une campagne de communication qui changera ça ; ses piliers sont des anciens du GUD, pour rappel)… Mais je crois que, même après la campagne, il y aura encore beaucoup de sujets sur lesquels réagir. Même si un Fillon ou une Le Pen ne passe pas, il n’en reste pas moins que chez nos voisins, un Trump et un Brexit sont passés, eux. Et ils vont rester d’actualité pendant un paquet d’années… :(

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